De Dorian Gray, considéré comme aucun des beaux-arts.

‪Il y a quelques mois de cela, un oiseau de mauvais augure m’expliquait, à l’aune des préjugés qu’il entretenait à mon endroit, que j’étais une forme de Dorian Gray.‬

De tels propos me blessèrent, tant le portrait qu’il dressait de moi ne semblait que par trop excessif et injustifié. 

Il jugeait, comme beaucoup, sans me connaître.‬ 
‪Car oui, nous ne nous connaissions pas réellement et la seule fois où nous discutâmes les yeux dans les yeux (nos échanges se faisaient à l’encre numérique, le reste du temps), ce fut autour d’un thé qui dura à peine 30 min.‬
‪Aussi, une fois le ressac passé, je me suis questionné et devant mon ignorance quant au personnage de Dorian Gray, j’ai décidé de faire trépasser cette insuffisance littéraire.‪ L’édition non-censurée sortie à la même époque, j’entrepris donc de l’acquérir. 

Il ne faut jamais perdre une occasion de se cultiver tu sais.‬

‪Ainsi, je viens de le finir et dieu que je ne m’attendais pas à cela.

‪Pour avoir lu Sade, je m’étais imaginé un livre dans la même veine. Pervers et sensuel. Quelque chose de reptilien, sous la magnificence de l’esprit.‬ Quand on sait quel scandale fut celui que ces pages abritèrent, j’étais en droit d’attendre une forme d’exquise perversion, où le diable se dissimulerait sous une touche de romantisme.

‪Que nenni et la déception fut double car au final, je n’ai rien trouvé en Dorian qui puisse être raccord avec ma personnalité. ‬

‪Pourtant je suis souvent très objectif quant il s’agit de l’introspection dont je suis capable. Je reconnais volontiers la valeur de mes défauts et la faiblesse de mes qualités.‬

En Dorian, nulle trace de mon être. Toutefois, c’est un autre personnage, celui par qui le scandale survient, qui attira mon attention et cela dés la première page. Car oui, il ait bien un personnage qui me ressemble sur de nombreux points (mais laissons ici le mystère planer, car il faut ne point trop en dire sur soi même).

Si je ne m’offre pas à Dorian, je suis l’obligé de Sir Henry Wotton. Ce dernier, par bien des égards, est entré en résonance avec ce que je suis. Rien de morbide, entendons-nous bien, mais ce je-ne-sais-quoi de sarcastique, où la raillerie côtoie l’acuité de ce que l’humain est dans sa globalité.

Cet aristocrate anglais, est de mon point de vue, plus fascinant que Dorian (à qui ce dernier doit tout). Il occupe la juste place dans le récit et s’étend, en mille ombres ténébreuses, derrière la présence du personnage au portrait.

Il y a, toutefois, une dimension insoupçonnée liée à la philosophie, dans cet ouvrage. Notre rapport au beau, à l’autre notamment mais aussi la dichotomie entre jeunesse et vieillesse. Par bien des égards, ce livre est à reconsidérer selon notre point de vue contemporain. Nous interroger sur ce que nous faisons de notre capacité à créer du lien, se sociabiliser me paraît intéressant à traiter une fois sa lecture terminée.

D’autant plus quand on le lit, après une logorrhée se voulant humiliante et autoritaire.

Il se révait oiseau de proie

Sublimant les ténèbres.

Je n’y vis que le désarroi 

D’un intellect funèbre.

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