Du Parkour considéré comme un des beaux-arts.

Salut toi!

Bon! On ne va pas se mentir, mais tenir la règle de publication tous les 11 jours n’est pas atteignable en ce moment. Un déficit certain de motivation, de volonté, d’envie qui se couple avec une vie personnelle hasardeuse, ne favorise pas la création, tu t’en doutes.

Aussi, c’est vrai que la période n’est pas à la hauteur de mes espérances. J’avais cru, connement, que le programme « essorage » de la machine à laver ma vie s’était éteint quand, sans crier gare, ce dernier reprit de plus belle.

Alors cahin caha, j’ai repris le chemin de la solitude et de la peine (qui ne m’avaient pas quittés, à bien y réfléchir). L’avantage c’est que désormais je suis malheureux seul (quand il y a encore quelques mois, pour ne pas dire une année) j’étais malheureux à deux.

Les raisons sont celles, cent fois éculées, d’une relation où la distance grossie les manques. Manque de l’autre, manque d’investissement, manque de volonté, manque de projets en commun. Et puis quand les études s’en mêlent, me reléguant en dernière position de ses priorités de vie, alors oui forcément à un moment on dévisse et j’ai dévissé.

C’est ainsi.

Il s’agit désormais de revenir à ses besoins, sa nécessité propre. Il faut réactualiser les fondamentaux, se rabattre sur ce qui fait plaisir sur le moment et ce qui ne nous tord pas le ventre, les boyaux, l’estomac (dans le sens qu’il te plaira).
C’est vrai, dans ces moments là, on est tenté par prendre le chemin de traverse: les sorties avec les amis, les tôles qui vont avec, les draps inconnus à côté (ou sur) un autre corps que le sien. C’est si facile…

NON.

A la place, j’ai opté pour une discipline personnelle, un rythme de vie pareil au métronome. C’est ainsi que sur la nouvelle partition que je noircie un peu plus chaque jours qui passent, j’ai rejoins les adeptes de l’Art du Déplacement.

J’avais une vision naïve (pour ne pas dire romantique) de cette discipline. Après tout, à les voir sauter de toits en toits, se jouer des parapets comme des palissades, on se dit qu’il suffit simplement de gros bras et de couper le cerveau quand vient le saut.

Ce fut une erreur que de croire cela.

Cette pratique porte une philosophie, une dimension que seul le pratiquant peut amener et qu’il va chercher au fond de ses tripes. L’essentiel de ce sport n’est pas forcément la recherche de la performance (cela dépend de là où tu places le curseur), mais simplement d’apprendre à se mouvoir avec son propre corps.

Pour ce faire, nulles recettes compliquées, nuls entraînements ardus. Simplement aller à sa propre recherche et se faire confiance.

Là est la chose ardue, la démarche ardue, assidue et douloureuse de recherche de soi-même. Le seul conseil qui prévaut des lors, c’est de s’auto-discipliner. Alors oui, il est nécessaire de se prendre par la main, de se rassurer, « après tout ce n’est qu’un saut de 2 mètres dans la pénombre et puis les coachs te disent que tu as la ressource nécessaire pour ne pas tomber, c’est EASY qu’on te dit ».

Parce qu’en vrai, quand tu as les pieds au bord du vide, tu sais qu’il va falloir te jeter. il faut alors, à ce moment précis, être solide sur ses appuis.

C’est exactement la même chose quand tu travailles sur toi chez le psy ou dans le silence obscur de ta chambre avant de t’endormir.  Alors tu prends le temps de t’écouter, de sentir chaque parcelles de ton corps (dont tu pouvais ignorer jusqu’à l’existence). Parfois, c’est aussi une nouvelle façon d’appréhender une  facette de ta personnalité que tu n’avais pas vu jusqu’alors (ou refuser de voir aussi). C’est juste ressentir l’éternité de ton âme dans le sablier de ton corps.

Puis tu décides.

Tu décides de lâcher prise. Tu lâches prise sur ce qui t’entoure et là, la magie opère. Tu te débarrasses de l’implacable mental et tu es seul face à toi, face au saut dans l’inconnu. C’est à ce moment précis que tu sais, que tu sens ce chemin qui désormais n’appartient qu’à toi.

Alors tu sautes.

 

 

 

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