Le Louvre, Bouchardon, Joséphine Baker et un thé.

Bonjour.

Un bel été indien n’est ce pas ? J’espère que tu lui rends tous les honneurs auquel il peut prétendre ?

Je t’emmène tout de suite dans les dédales du plus grand musée du monde, j’ai nommé: Le Louvre. C’est donc en avant première, que tu découvriras un bout, un morceau de l’exposition temporaire sur Bouchardon, sculpteur du roi Louis XV (notamment). 

Car oui, cette exposition ouvre ses majestueuses portes que le 14 de ce mois, jusqu’au 5 Décembre.

Quand j’ai été convié à ce chouette vernissage, je m’attendais à tomber sur d’éminentes et lourdes sculptures, tantôt en terre cuite, tantôt en marbre (royauté oblige). L’odeur de la naphtaline emplissant les pièces et parsemées sur mon parcours, des personnes d’un âge vénérable (pour ne pas dire céleste).

Que nenni (comme dirait ce cher Louis le quinzième).

Vois-tu, Bouchardon n’est pas seulement un sculpteur, même si à travers cet art il obtiendra une renommée incroyable allant de Rome à Versailles. C’est un dessinateur de génie doublé d’un poète à sa façon de donner corps à l’écrin des fontaines ou des monuments funéraires pour lesquels on exige sa patte, sa griffe ciselée. 

Au bout d’une bonne heure de déambulation dans cet espace où se mêlent Faune, Amour et autre buste de cardinaux, il n’y a pas un instant où le temps semble n’avoir d’emprise sur la qualité des motifs dessinés ou sculptés. 

C’est la main d’un Maître que l’on admire. C’est justement ce génie ( français, of course) qui le rend intemporel. Un esthète du mythe et de la réalité. Il a sa vision et s’emploie à force de modèles et de pages griffonnées, dessinées, à rendre dans un bloc de pierre, la majesté d’une métaphore onirique et précise.

Le silence des observateurs devant les pièces délicates en cire ou plâtre n’est que mérité. On s’émerveille des boucles de cheveux ou encore des copeaux de bois sculptés, prenant corps pour la postérité, dans un marbre clair aux reflets rosés.

Je me suis surpris à vagabonder dans les jardins romains, tomber en arrêt au détour d’un bosquet, devant ce faune endormi. Je me suis arrêté là, assis par terre, à même le gazon vert éclatant. L’onde du vent au parfum de cyprès et de lavande caressant mon visage. Nous étions alors ensemble, rien que lui et moi. J’étais à ses pieds, il ne me remarqua même pas. Contemplatif, il respirait et de cet état, rien ne pouvait l’en distraire.


J’étais pris dans cette torpeur là aussi. Rien, à ce moment précis, ne pouvait me soustraire à cette sereine nonchalance. 

C’était une belle fin d’après-midi d’été indien qui se finit dans les effluves d’un thé de soirée qui me fit voir d’autres rivages (avec la voix suave de Josephine qui à deux amours).

Tu sais, vraiment, viens le voir ce Faune. C’est le gardien de nos songes et de nos espoirs enfouis. J’aimerai tant que tu me racontes quel paysage tu découvris, assis comme je le fis, à ses pieds infinis.

À dans 11 jours.

 

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