De l’or entre les mains.

Bonjour les amis.

Pour bien débuter cet article d’un genre nouveau ici (et oui, on inaugure la partie « les bonnes herbes »), je tenais vraiment à vous remercier pour les innombrables retours sur le précédent écrit. Ça m’a énormément touché et aussi motivé à être plus régulier.

Nous sommes donc le lendemain du solstice d’été. J’espère que tu as bien fêté le seigneur soleil avec la musique?

Je devais aller en la capitale pour profiter de cette ambiance mais quelque chose que je ne nommerai pas ( motivation) m’a fait rester ici.

Profitant d’un rayon du soleil à mon retour du travail (le vrai, celui pour lequel il faut se lever parfois bien tôt), j’ai décidé de profiter du jardin de la propriété.

J’avais ma petite idée derrière la tête.

IMG_1220En effet, j’avais repéré à l’entrée: deux fiers tilleuls se dressant, robustes et insolents, vers le ciel.

Tout d’abord, laisse moi te raconter, la passion qui m’anime pour ces arbres.

J’ai toujours beaucoup aimé cette essence sylvestre. Ne me demande pas pourquoi, car la raison m’échappe totalement.

Tout, chez cet arbre, est rassurant. La douceur de ses feuilles, et leur couleur (vert tilleul), l’odeur de ses fleurs, le gout aussi de ces dernières. Sans compter qu’elles sont utiles en plus d’être d’une finesse sans égale.

Depuis la nuit des temps, le tilleul a toujours été considéré comme un arbre sacré. Il est capable d’abattre les siècles par sa longévité, mais aussi de secourir les humains par ses propriétés médicinales.

Ses fleurs ont des vertus apaisantes et calmantes (parfaites pour le dodo). Par exemple, au Moyen-Age, elles étaient prescrites pour les personnes dites ensorcelées. En effet, les guérisseurs de l’époque considéraient qu’elles protégeaient l’esprit de l’homme contre celui du diable.

D’ailleurs, sais-tu pourquoi à Versailles mais aussi dans d’autres villes comme Milly la Forêt, pas loin d’ici, le roi décida d’en faire planter de grandes rangées?

Tout simplement pour répondre aux besoins des officines des hôtels dieu (aujourd’hui renommé plus sobrement, hôpital). Les médecins avaient énormément recours aux petites étoiles d’or pour guérir leurs patients. Les arbres furent donc plantés par ordonnance royale (sorte d’article 49.3 de l’époque) et la cueillettes des fleurs, strictement interdite aux habitants!

Mais heureusement pour moi, nous sommes, désormais, en République.

Je me souviens qu’en Touraine, naguère, dans le jardin de la maison, il y avait un de leur congénère. J’aimais beaucoup grimper dans sa ramure, mais aussi prendre à son pied, adossé au tronc, une flûte de Vouvray. C’était mon confident, mon ami stable et véritable (pour ne pas dire vénérable, tu te souviens de ce terme, j’espère?).

Aussi, dans le but de me constituer mon stock de fleurs à infuser pour les longues soirées d’hiver, j’avais chapardé, il y a une semaine de cela, une cagette.

J’entrepris de couvrir le fond de cette dernière d’un journal, puis j’allais gaiement (il faut toujours faire les choses avec gaieté), récolter les fleurs qui s’entrouvrent depuis deux jours dans le Gâtinais.

Une fois sur place, il y avait foule dis donc! Je n’étais pas le seul à avoir eu cette riche idée.

Multitudes de butineuses et de butineurs s’étaient donnés rendez-vous.

Gros bourdons, fines abeilles et autres volantes aussi rapides que gracieuses. Ça bourdonnait de-ci de-là. Bref, c’était « the place to be » sous la verte canopée.

Il y avait aussi une oie sauvage sur la rive de l’Essonne qui appelait ses autres copines, j’ai cette chance infinie de pouvoir voir ces animaux emprunts d’une grande noblesse, aller et venir au dessus de l’eau. C’est un endroit magique que cette Chapardière, je te le dis.

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Et puis, au cours de la plaisante activité, je tombais nez à nez sur une belle araignée, petite et élancée. Regarde (n’aie crainte, elle ne traversera pas l’écran ^^).

N’est-elle pas jolie, la gourgandine?

Il m’a bien fallu une heure pour faire une première couche de fleurs, dans la cagette. Je l’ai ensuite rentrée à la maison et ai mis le tout à sécher sur la mezzanine. J’attends que le second tilleul daigne bien s’ouvrir également pour en refaire une seconde strate.

Puis, je laisserai le tout sécher bien gentiment jusqu’au premiers frimas de l’hiver (qui ne sont pas pour tout de suite, même si le temps actuel n’est pas représentatif de la saison dans laquelle nous venons d’entrer).

Ensuite, et seulement une fois le séchage terminé, il sera l’heure d’en faire une tisane.

Pour cela, rien de bien compliqué:

Fais bouillir de l’eau, puis jettes-y une poignée de fleurs (pour 1L on va dire, si c’est pour une tasse, 5 fleurs suffisent). Laisse infuser pendant 10 minutes, en mettant bien un couvercle par dessus (sinon les propriétés des fleurs vont s’évaporer. Puis verse le breuvage dans ta tasse et pour sucrer, rajoute une cuillère à café de miel (les amateurs de tisane au tilleul te diront de mettre exclusivement du miel de tilleul, mais honnêtement qu’importe). Jamais de sucre! JAMAIS!

Et voilààààààà, y’a plus qu’à comme on dit par chez moi!

J’espère que m’accompagner dans cette expédition « herboristique » t’aura plu?

En attendant de te revoir dans 11 jours, je file me préparer une tisane de tilleul, du millésime 2015 (une excellente année) et regarder les derniers épisodes de la non moins excellente série « Penny Dreadful » avec notre belle Eva Green.

A dans 11 jours!

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