Une giboulée de réflexion (et non réfléchie).

Maestro! (Clique ici pour écouter la zic en même temps que tu lis)

11 jours et BAM, salut toi!

Alors j’annonce, ce ne sera pas un article youpla boum, tralalala tsoin tsoin!

Pour celle et celui qui me lisait depuis les premières heures d’écritures littéraire, qu’ils se réjouissent, la tonalité comme la teneur de l’article se rapprocheront de ce que j’écrivais avant…

En fait, tu vois, j’ai un déficit incroyable d’inspiration en ce moment. C’est une situation qui se rapproche du spleen pour virer par la suite en angoisse. Note que je me connais parfaitement.

Le constat est donc dressé: manque d’inspiration.

Ensuite, qu’advient-il de ce diagnostic? Le laisse-t’on pétrifié dans son jus de marbre gris et informe ou décide-t’on d’en faire autre chose? Car oui, l’on peut tout faire avec du marbre.

Il s’offre alors, depuis cette dernière réflexion, deux choix possibles. Pourquoi, deux choix d’ailleurs? La démarche peu paraître complétement arbitraire mais depuis ma réalité je n’en vois ni plus, ni moins. Donc oui, c’est complétement arbitraire.

J’ai donc, avec le mode de fonctionnement qui est le mien, deux choix qui s’offrent à l’humain que nous sommes tous.

Le premier serait de me laisser submerger par cette sensation que je n’ai que trop exploré depuis les premières lunes des Chaparderies.

La seconde serait de me contraindre avec cette infinie volonté de ne rien laisser passer.

Alors, on se dresse. On se dresse, s’érige fièrement devant l’absolue infini d’un temps révolu. C’est une érection littéraire et psychologique, un froide détermination psychique car l’enveloppe physique s’affaisse. Je refuse que mon esprit ne s’englua d’avantage dans cette catatonie misanthropique.

Je suis complexe et simple, solaire quand la situation l’exige, lunaire quand elle me submerge.

La tempête s’annonce au loin. Les nuages noirs s’amoncellent, c’est l’hydre qui compte ses troupes avant de les lancer à l’assaut de mon château fort.

Je ne compterai pas les circonflexes car l’énergie, je la canalise ailleurs.

L’histoire c’est quoi, simplement un esprit qui s’enchaine à ce qu’il souhaite, à ce qui le fera le moins dépenser d’énergie et tant pis si au final il s’y perd un peu.

C’est la même histoire entre l’égo et l’amour propre. Nourrir le premier c’est vouloir combler un puits sans fond, on trouve la chose aisée car il se nourrit vraiment de tout et de n’importe quoi. Pour l’esprit c’est pareil. Apportez lui de la nourriture facilement assimilable, qui ne repose que sur vos acquis et là on gagne la victoire de l’endolorissement.

Par contre, prendre le temps de savourer l’instant et de se faire face. Face à face, presque dents contre dents. Le risque là n’est pas de se perdre, simplement de retrouver ce que les nombreuses concessions et autres sacrifices nous ont forcé à laisser sur le bas côté.

J’aurai donc l’intransigeante volonté de ne rien concéder (ça faisait longtemps).

Je n’ai pas l’inspiration donc. Et bien c’est ainsi.

C’était aussi le risque principal quand je pris la décision  de structurer cet endroit. Parfois il pourrait m’arriver de ne rien pouvoir sortir dans le délai imposé.

Le terme tombe, comme le couperet de la guillotine. IMPOSE.

Avant cela m’aurait rendu triste que de dévoiler ce mot, me dire que je m’impose un exercice de style contraint. Alors que là non, je suis très loin de ce jugement de valeur. Je l’écris parce que c’est la vérité. Parce que de là, provient cette tempête dans mon Moi.

Oui, je me suis pris en main et même si cela s’avère plus simple que ce que j’imaginais, figure-toi que parfois le passé où l’on s’évaporait de villes en villes, de reins en reins, prenant la liberté là où elle se trouvait, vient me hanter. On regrette parce que si la fugacité de cette vie pouvait être plaisante, elle n’était en rien accomplissante.

Je m’étais égaré. Bien.

Oui, le fond du problème se tient là. J’ai mis la main dessus et crois moi mon ptit pote je vais te lâcher tant que ta dissection ne m’aura pas apporté satisfaction.

Alors ne cherchons pas plus à vomir quelque chose qui n’aurait ni queue ni tête.

Abdiquer parfois, c’est retrouver sa zone de sécurité.

Ce n’est pas une faiblesse, c’est juste une forme sereine et indigente de courage que celle de reconnaitre son impuissance.

C’est donc sur cette envolée littéraire intuitivo-philosophique que je te laisse. A dessein, je ne la corrigerai pas, car je veux qu’elle demeure giboulée de réflexion.

A dans onze jours.

 

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