La Forêt

Hé bonjour vous!

Nous y revoilà. C’est vraiment un chouette moment que celui passé à t’écrire, j’espère qu’il en est de même pour toi à me lire?

Alors que faisons nous aujourd’hui?

Et bien je t’embarque avec moi direction un territoire que j’aime par dessus tout, un lieu qui me ressource et où je puis laisser mon imagination vagabonder à son aise.

IMG_4115Car oui, nous voici partis pour une belle balade en forêt.

La proposition est audacieuse mais tu verras, sortir des sentiers battus, cela permet de se reconnecter à soi-même, voire à la nature.

La forêt a cela de magique qu’il nous est possible de nous libérer de l’emprise d’une vie de furie (pour peu que tu coupes ton téléphone). Il nous est possible de nous y perdre, nous y cacher.

 

J’ai eu cette chance, fantastique, de pouvoir découvrir cette maison en toit de canopée quand j’étais enfant. Terrain de jeu incroyable, tu t’en doutes: les arbres, les rochers, parfois un petit ruisseau. Les champignons, les petites baies: à s’en faire explosera le bide tu penses bien.

La forêt, c’est un endroit singulier dans sa diversité.12637298_10208554167029831_217142864_o

J’ai erré dans plusieurs d’entres elles comme celle des Cévennes ou encore de Fontainebleau. Aucune n’est similaire à l’autre. Cela se traduit forcément par un différentiel des essences arboricoles mais aussi par le paysage relativement plat à Chambord, mais beaucoup plus vallonné en Savoie par exemple.
Au delà du simple constat sylvicole, une forêt, c’est aussi une ambiance qui n’appartient qu’à elle. Forêt oubliée redevenue sauvage, forêt industrielle éphémère, forêt protégée car sensible.

Les qualificatifs ne manquent point.

La forêt dans l’imaginaire humain, c’est toujours le lieu de refuge des ermites et autres sorcières. Nous ne sommes, dès lors, plus très loin de rencontrer Radagast le mage marron de l’univers de Tolkien.

Mais il est vrai que ces territoires nous donnent l’impression d’un je-ne-sais-quoi de magique, quand on prend vraiment le temps de les parcourir et de les sentir respirer pour ne pas dire vivre.

J’y ai usé mes guêtres, comme je te le disais en introduction et à chaque fois que j’en quitte une pour une autre, c’est un émerveillement sans cesse renouvelé.

J’ai connu les grandes forêts domaniales mais aussi celles plus intimistes des petites propriétés historiques. Dans ces dernières j’y ai appris l’entretien des bois mais aussi l’aménagement des bosquets et le tracé des allées.

C’était des instants intimes et incroyables.  Je flânais dans les larges perspectives entourés de tilleuls dans lesquels j’avais plaisir à grimper. J’ai d’ailleurs développé pour cette essence un intérêt particulier, pour ne pas dire un amour. Rends toi compte, mais j’empruntais les allées qui jadis avaient été foulées par des noms illustres et des lignées tout aussi grandioses.

Toutefois, J’ai vraiment découvert le côté plus sauvage de cet univers en Touraine. En effet, derrière la maison, à quelques 5 Km, il y avait ce monde forestier dans lequel je me réfugiais quand la nécessité était devenue obligation.

Pour mémoire, il y a ce billet sur  le lieu dans lequel je vais t’emmener. Encore aujourd’hui, cela reste un souvenir délicieux.

DSC03091Cette forêt avait pour elle, de contenir une cabane, mais aussi une église reformée, diverses mares, de grandes allées cavalières et des Vénérables par dizaines (par « Vénérables » entendez des arbres pluri-centenaires). Ses habitants étaient à poils et à plumes, jamais malfaisants car trop pressés ou trop peureux.

Elle était constituée d’une pinède qui la ceinturait. Il y avait un endroit où ne poussaient que les Charmes et les Ormes. En face, il s’agissait plutôt d’une chênaie dans laquelle quelques ronciers dissimulaient le petit gibier.

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Dans sa partie plus fraîche, il y avait les peupliers, plantés en rangs d’oignons, au garde à vous et qui n’attendaient que de devenir feuilles blanches. Je me souviens aussi de quelques sapins unis aux châtaigniers.

Quand venait la nuit, cette forêt dissimulait le coucher du soleil mais pas les grandes traînées roses – orangées de ce dernier. Sorte d’aurores boréales tourangelles.

C’était mon royaume, j’en connaissais chaque recoins, je pouvais m’y repérer, me soustraire à la vue des promeneurs avec dextérité. Rien ne m’était inconnu de ce territoire. La couleur du vent, la poussière du soleil, le bruit des bêtes et de l’herbe dans la chaleur de l’été.

J’y ai rencontré cerfs, perdrix, chevreuils, faisans, sangliers (mais de loin pour ces derniers).

Je pouvais savoir quand les bûcherons, employés pour la sylviculture, étaient là, mais également qu’elles étaient les zones qui allaient disparaître. C’était toujours difficile de quitter ces derniers lieux, de leurs faire mes adieux, en sachant qu’une fois la nuit passée, le métal aurait raison de ces êtres de sèves et de bois.

Mais, aussi déchirante que soit la plainte de l’arbre qui tombe à terre, il ne faut pas oublier que ce sont des dizaines d’autres qui prendront sa place.

Je ne résiste pas à l’envie de vous raconter un petit mythe concernant les arbres et leurs habitants. Car oui, les arbres dissimuleraient en eux des êtres presque divins que l’on nomme des « Faunes ». Ces derniers, mi-homme, mi- bouc éliraient domicile dans les arbres âgés. Ce sont un peu les gardiens des lieux sylvestres. Aussi avant d’abattre un arbre, il est recommandé de frapper à l’écorce quelques jours avant l’abattage et d’expliquer à son habitant qu’il doit se trouver un nouveau refuge.

Oui, je reconnais l’avoir déjà fait.

Mais tu sais, je crois en l’esprit de chaque chose. Je ne suis pas hermétique à ces réflexions qui nous parlent de l’esprit de l’eau, mais aussi de celui du vent, ou encore de celui de la forêt…

Ainsi, quand la cueillette de champignons a été bonne, je remercie toujours les lieux qui me permettent d’agrémenter une bonne omelette.

C’est pourquoi, je ne saurais que trop te recommander d’aller en explorer une si tu as la chance d’en avoir pas très loin de ton chez toi.

Si j’ai un conseil à te donner, c’est de commencer l’exploration à pieds et plus tard quand tu te seras habitué à ces lieux, de le faire à cheval. Là, tout devient différent.

Alors oui, il faut avoir une écurie pas très loin de chez soi ou des amis propriétaires de chevaux, mais vraiment l’expérience est à tenter.

Enfin, avant de te quitter, j’aimerais insister sur deux petites choses qui peut être ont transpiré dans ces lignes.

La première, c’est qu’il y a tout un monde incroyable dans ces endroits là et qu’il faut dès que possible y aller, seul, entre amis, entre amants ou en famille…

La deuxième chose, c’est qu’il s’agit d’un milieu excessivement fragile et qu’il faut absolument respecter et protéger. Alors je compte sur toi. Il existe plein de belles activités autour de la thématique forestière, je ne saurais que trop t’encourager à t’y engager.

Tu sais, ces lieux naturels c’est avant tout notre patrimoine végétal.

Et sinon toi, quel souvenir gardes-tu de ta dernière balade en forêt? Il me plairait vraiment de savoir.

En attendant de te lire, à dans 11 jours!

PS: les photos centrées et à droite du texte sont les œuvres d’un excellent ami et talentueux photographe, Aurélien Charron qui m’a fait le plaisir de me donner ces beaux clichés.

Son site c’est ici.

 

 

 

 

 

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