Dis, est-ce que cela te chante?

Bonsoir, me revoici avec vous, avec toi (tout dépend bien sûr de notre niveau d’intimité).
Petit passage ici parce que ce soir, j’ai l’impérieuse nécessité de mettre en musique, en note d’encre numérique, ces calèches fourbues de paroles et de pensées.
Elles apparaissent comme cela, sans raisons. C’est une trouée multicolore dans ce tableau monochrome qui parfois constitue mon cerveau.

 J’ai, en cet instant, mille et un projet concernant ce support. Je vous en ai touché quelques mots, il y a au moins deux lunes de cela. J’ai émis le souhait de ne pas me cantonner à quelques billets par semaines comme cela fut le cas par le passé. Il est vrai que j’aime dompter ces formidables vecteurs de sentiments que sont les mots. J’ai d’ailleurs gardé toutes mes anciennes publications qui pour le moment sont soustraites à votre regard. Il n’est pas interdit, que certaines renaissent de leurs cendres prochainement. D’ici là nous verrons.

Pourquoi, vous demandez-vous certainement a-t’il souhaité agir de la sorte?

Simplement car j’ai pour certain de ces textes succombé à l’effroyable effort qu’est la quantité. Je m’explique.

Cette humble demeure qui n’avait comme origine que le souhait de partager des moments de vie, rencontrait petit à petit un certain succès en terme de visite au fil des saisons révolutionnaires (« révolutionnaires » car les dates de mes billets étaient constitués par les mois de l’an 1789). Cette situation devint alors fort grisante et au lieu d’écrire quand j’en avais la nécessité et l’envie, voici que soudain je m’obligeais à vouloir faire du chiffre. J’ai augmenté le nombre de mes publications pour rechercher, capter votre attention. J’ai préféré le contenant au contenu et ce qui devait arriver, arriva: la source de mon inspiration se tarie.

Ajoutez à cela une vie décidément pleine de surprises et de folie, cela conclue alors à l’arrêt presque total de ce magnifique endroit.

Entre temps j’ai découvert ceux que j’ai coutume de nommer « les comédiens de l’internet ». Pour certains j’ai adoré, pour d’autres j’ai détesté. J’aime le partage et ceux qui font preuve d’une vrai générosité. C’est malheureusement  presque un commerce dans lequel le narcissisme est devenu roi, statue omnipotente et omniprésente. À croire que l’argent ronge tout. Triste constat.

Enfin, tout cela pour dire que je me suis dis (quelle figure de style que ce poliptote !):

_Hey Chap et pourquoi n’essayerais-tu pas d’inclure sur « Les Chaparderies », cette forme de contact, de connection avec l’autre?

Alors voilà, j’y songe, j’y réfléchis mais la perspective de devoir me soumettre à votre regard, vous laisser l’empreinte de ma voix dans vos tympans sont des obstacles qui pour le moment me sont assez anxiogènes. Ils ne sont pas insurmontables en y regardant de plus près.

De surcroît, je souhaitais également ne plus me cantonner aux sujets assez réducteurs que sont mes moments d’angoisses et d’obscurité. C’est pourquoi j’ai choisi de vous offrir des vraies parts de ce que je suis, de ces choses qui m’animent mais aussi d’une de mes passions qui je l’espère saura trouver auprès de vous, un bel accueil.

Voici donc comment se finie la petite lettre numérique de cette nuit.

Aussi, pour les plus courageuses de mes lectrices mais aussi pour les plus obstinés de mes lecteurs, dites moi donc si vous aimeriez que l’on se parle à jours fixes ici? Que l’on se retrouve toi et moi un soir dans la semaine pour commencer? Dis, est-ce que cela te chante?

Bien à toi.

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